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samedi 9 novembre 2013

La francophonie bouge!

Par suggestion du jeune ambassadeur haïtien, Yvens Rumbold, je diffuse l'expo "Haïti, in extremis"
- qui a l'air d'être tout simplement magnifique! - au Musée de la civilisation, situé dans la ville de Québec, au Canada.

Voici un extrait de ce que vous allez trouver dans l'exposition! (adapté du site)

Haïti, in extremis

Une exposition saisissante!



Entrer dans l’exposition Haïti, in extremis présentée au Musée de la civilisation à Québec, c’est laisser derrière soi les images de catastrophes naturelles amalgamées à la pauvreté et aux problèmes politiques que cette île évoque pour faire place à des artistes engagés et à leurs créations empreintes d’une culture où la vie et la mort s’entremêlent dans une dérision désarmante
Le directeur général des Musées de la civilisation, M. Michel Côté, s’est dit enthousiaste de faire découvrir un aspect méconnu de la perle des Caraïbes, grâce à l’avenue inusitée de l’art. « Le visiteur est véritablement (...) saisi par la puissance qui se dégage des créations des artistes haïtiens, véritables passeurs d’une culture vivante encore trop peu connue. Cette exposition ne peut nous laisser indifférents : elle nous déstabilise, nous bouscule, nous touche, nous surprend... bref, elle joue son rôle. » 
Le ministre de la Culture et des Communications, M. Maka Kotto, a fait valoir que « cette initiative du Musée de la civilisation a l’audace d’utiliser l’art contemporain du 21e siècle pour révéler la culture haïtienne dans ce qu’elle a de plus fort. L’exposition dévoile l’art haïtien en dehors de tous stéréotypes et est une démonstration éclatante que la création s’avère essentielle à la vie. Qui continue de créer ne meurt jamais vraiment ».

Des œuvres et des artistes percutants
Près d’une centaine d’œuvres d’art contemporain haïtien réalisées par une quarantaine d'artistes nous plonge au cœur d’un univers insoupçonné. Les Gede, ces esprits divins vodou incarnant autant la mort, par des crânes ou des ossements, que la vie par des attributs sexuels mâles démesurés, sont prédominants et inspirent des œuvres aux médiums variés : textile, peinture, sculpture, techniques mixtes et multimédias. En s’attardant aux textes, on comprend rapidement que dans la culture haïtienne, la vie et la mort sont imbriquées l’une dans l’autre : Il n’y a pas de mort sans la vie, il n’y a pas de vie sans la mort, a écrit le sculpteurAndré Eugène. Même la matière a droit à une deuxième vie car plusieurs pièces sont faites à partir de matériaux de récupération.

Autour des artistes établis que sont Mario Benjamin, Maksaens Denis, Frantz Zéphirin, émergent ceux de la nouvelle décennie, comme Mirlande Constant ou David Boyer et tous ceux du collectif Atis Rezistans (artistes résistants), plus connus sous le nom « Les artistes de la Grand Rue », en référence à la rue principale du centre-ville de Port-au-Prince. Cet endroit est un véritable labyrinthe, à la fois lieu de vie et lieu de création avec, à portée de main, tout le matériel de récupération souhaité. Les artistes André Eugène, Jean Hérard Céleur et Frantz Jacques dit Guyodo, en furent les initiateurs. Ils ont été rejoints par Jean Claude Saintilus, Alphonse Jean Junior, dit Papa Da, Jean Baptiste Gétho et d’autres artistes du voisinage. 

Les jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques de 2010 ont eu la chance de connaître un peu de la production artistique haïtienne lors de la IIe édition du Forum des jeunes ambassadeurs, quand un groupe de jeunes de la COSAFH (https://www.facebook.com/cosafh.culture) a joué une pièce de théâtre sur l'histoire de l'Haïti. C'était l'art qui permettait de connaître une triste histoire d'oppression et une belle histoire de luttes et de libération. Si la Révolution française a contribué à la fondation des Républiques dans le continent américain, c'est sûrement l'Haïti qui a montré que la liberté et l'autonomie étaient possibles pour les peuples des Amériques et surtout pour l'Amérique latine.

Je partage avec vous quelques photos de la pièce!




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