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jeudi 31 octobre 2013

La francophonie et les femmes!

Cela m'inquiétait de ne pas avoir publié un mot sur la francophonie et les femmes! Ayant trouvé ce beau reportage de TV5 Monde, j'ai décidé que c'était l'heure de le faire!

Voici donc un recueil de témoignages de féministes des quatre coins du monde - y compris une du continent américain, du Chili! Elles parlent francophonie, parlent oppression, parlent libération.

Parce que la diversité de la francophonie est aussi le respect à la diversité de genre!

Témoignages de féministes dans le monde!

"Les Rwandaises ont réussi à sortir le pays du chaos" 

"Les Camerounaises n'ont aucune responsabilité politique"

"Une manipulation islamiste" en Algérie

"Les filles voilées dérangent l'orthodoxie islamique" en Turquie

"Les Indiennes bénéficient d’excellentes politiques publiques"

"Ces avancées sont menacées par le retour des taliban"

Au Chili, "le féminicide demeure au centre de nos actions"

"Les femmes russes sont encouragées à rester chez elles"

mercredi 30 octobre 2013

Les pensionnats indiens au Québec, la sujétion culturelle et le français!

Lorsque l'on parle francophonie, on parle de la magnifique possibilité d'aller volontiers vers l'autre à travers la langue française, l'on parle de pouvoir connaître les quatre coins du monde, toujours en français, et l'on parle finalement de pouvoir se plonger dans une culture et d'y vivre grâce au français.

Mais une langue a au moins deux faces: celle qui signifie un peuple, qui lui accorde des racines et une identité; et celle qui peut servir à la sujétion culturelle.

Que ce soit au Canada, aux États-Unis ou dans l'Amérique Latine, les langues des colonisateurs, respectivement, le français/l'anglais, l'anglais et l'espagnol/le portugais, ont contribué à détruire la culture, l'identité et les langues des premières nations. Dans ce sens donc le français porte des contradictions et, l'on pourrait dire, même son côté négatif.

Comme l'a dit une fois l'ancien président du Brésil, Lula, en discours pour l'Assemblée Générale des Nations Unies, "nous [le Brésil] ne pourront jamais payer notre dette avec le continent africain [les Africains et l'esclavage], mais nous pouvons au moins montrer notre solidarité envers ce continent, avec de la contribution dans le domaine de l'éducation, par exemple [d'où les partenariats offrant des bourses d'études]". 

Le français, semble-t-il, a aussi une dette à payer aux peuples autochtones, et la seule manière de la payer, c'est avec le respect à la diversité.

Voici une vidéo qui traite des pensionnats indiens au Québec, un outil d'assimilation culturelle.

https://www.youtube.com/watch?v=Dd0W7fI7uGE#t=94

Comprendre la diversité du fait francophone dans notre continent, c'est aussi reconnaître les défis à surmonter pour qu'il ait toujours de l'espace pour la diversité, pour toutes les langues, toutes les cultures.

mardi 29 octobre 2013

Reportage de Radio-Canada: Un clown trifluvien revient d'un camp de réfugiés syriens

Un peu d'amour dans la guerre!

Un reportage de Radio-Canada qui porte sur un clown trifluvien (qui vient de la ville de Trois Rivières, au Québec) qui est parti en Jordanie pour faire de l'animation dans un camp de réfugiés.

C'est émouvant! Faut regarder la vidéo!

http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/2013/10/29/004-clown-guillaume-vermette-jordanie.shtml


L'artiste-clown: Guillaume Vermette
Photo: Sylvain Mayer

Programme "Mobilité de chercheurs", du Centre de la francophonie des Amériques!

Opportunité pour les chercheurs francophones des Amériques!!

http://www.francophoniedesameriques.com/chercheurs/presentation.html


Objectifs du programme

  • Favoriser la création d'un réseau de chercheurs dans les Amériques
  • Faciliter la création de liens entre université et communauté
  • Encourager les chercheurs à s'intéresser à la francophonie et aux communautés francophones des Amériques
  • Démocratiser les savoirs et favoriser les échanges entre la communauté scientifique et le public

Qui peut faire une demande?

  • Professeur titulaire rattaché à une université dans les Amériques
  • Chercheur postdoctoral (titulaire d'une thèse de doctorat)
  • Étudiant au doctorat (3e cycle)

Qui peut accueillir un conférencier-chercheur?

  • Une université
  • Un centre de recherche/chaire de recherche/laboratoire de recherche
  • Secteur institutionnel ou secteur privé (entreprise francophone, organisme communautaire)

J'ai toujours une question dans la tête: comment suis-je devenue francophone?

Le français, dans l'Amérique Latine, a un rapport très fort avec la France. Comme étudiante en Lettres et après comme enseignante de français, le but principal était donc de réproduire le français de France (réproduire l'accent français, connaître la littérature française, visiter la France).

Au début donc j'étais une Brésilienne qui, par chance, parlait français (comme l'a dit un ami américain, participant au IIe Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques - http://www.youtube.com/watch?v=PAzK87rxsPc).

En 2010, j'ai eu la CHANCE - et c'était vraiment une chance! - de gagner une bourse pour participer au Forum des jeunes ambassadeurs! C'est avec les témoignages d'un Justin, d'une Céleste, d'un Ignacio, d'une Teresa, d'un Rejean, d'une Elizabeth, d'une Ludgie, d'un Yan que je suis devenue francophone! C'est avec les Acadiens et leur histoire de résistance et leur joie de vivre et leurs contes que je suis devenue francophone! Et c'est surtout parce qu'avec les autres jeunes ambassadeurs, nous avons élargi le concept de francophonie:

c'était une francophonie plurielle, qui donnait espace à tous les accents, à tous les mélanges ( français/ anglais,  français/créole, et aussi français/portugais et l'espagnol), à toutes les littératures, à toutes les chansons. 

Et seulement parce que j'ai eu la chance de rencontrer des francophones de partout dans le monde, j'ai pu devenir francophone, moi aussi. Ma francophonie dépend alors de la diversité de la francophonie, parce que c'est dans la diversité qu'il y a de l'espace pour une latino-américaine, pour qui le français est devenu une langue d'adoption!



 

vendredi 18 octobre 2013

Qu'est-ce que c'est qu'être un francophone?
Comment être francophone si on ne vit pas en milieu francophone?
Comment être francophone si on n'est jamais allé à un pays francophone?
Quel est le but d'être un francophone dans l'Amérique latine?

Je vous présente la contribution de Kary Rodríguez, soeur latino-américaine, du Salvador, qui a participé à la dernière Université d'été du Centre de la francophonie des Amériques. Elle est présidente de l'Association des profs de français de son pays et soutient notre candidature, une candidature de l'Amérique latine qui veut contribuer encore plus à la diversité de la francophonie du continent américain.

Bonne lecture!


Des fariboles 
Dors, ma petite princesse, dors
Fais de beaux rêves, rêves aux anges, dors toute la nuit,
oublie la réalité où l’égalité, la liberté, la solidarité,
la tolérance, le respect et l’esprit ouvert ne sont que des mots
incohérents, quand on en a vraiment besoin!
Des peuples puissants, moins puissants, pas puissants,
minuscules et les moins que rien, tous se croient moins ou plus que l’autre,
même s’ils sont des frères, ils se moquent de ceux qui s’efforcent, de ceux qui n’ont rien,
en murmurant à chacun : on est là, du courage, on te soutient,
que des mots incohérents, quand on en a vraiment besoin !
et les moins que rien, ils y croient, d’un flot à l’autre,
et pourtant, ils ne reçoivent, des acropoles, que des exhortations
ou encore des menaces, des fariboles !
que des mots incohérents quand on n’en a pas vraiment besoin !
Néanmoins, ma chère francophonie, je te prie d’attendre impatiemment
car il y a toujours de nouveaux rêveurs, idéalistes qui viendront, un jour, te réveiller.


Pour savoir plus sur l'Université d'été: http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TWHNGPlk7r0#t=42

lundi 14 octobre 2013

Bonjour, chers francophones et francophiles des Amériques !

Ce premier post sert à vous expliquer les raisons qui nous ont poussés à créer ce blog !

Dans quelques semaines, il y aura lieu les élections pour le Conseil d'administration du Centre de la francophonie des Amériques et nous nous représenterons pour le poste "extérieur du Canada".

Les Latino-Américains ont la chance de participer aux activités du Centre depuis sa création, en 2008. Ce sont des activités qui servent à sensibiliser les francophones de la diversité de la francophonie des Amériques et à donner une formation en francophonie pour que les gens puissent travailler mieux pour la diffusion du fait français.

Le vécu résultant de la participation latino-américaine dans les activités du Centre nous a permis de réfléchir à notre réalité comme francophones latino-américains et de comprendre un peu plus les enjeux qui marquent notre francophonie :

- des enjeux concernant les politiques linguistiques des pays latino-américains :
       - le français, chez nous, continue d'être une langue accessible surtout aux couches sociales plus aisées, ce qui empêche sa diffusion et sa démocratisation;
       - la précarité des écoles de langue (le manque d'infrastructure et de matériel pédagogique, par exemple) n'encourage pas l'enseignement du français dans les endroits plus défavorisés, ce qui est aussi un élément qui empêche les citoyens de s'approprier de cette (et d'autres langues) et de s'en servir pour améliorer sa formation culturelle et linguistique et ainsi développer encore plus son autonomie.

- des enjeux concernant le rôle du français dans nos sociétés : nous souhaitons que le français soit vu comme un moyen de développement social et non un mécanisme de sujétion culturelle; le français peut contribuer à l'élargissement des horizons des citoyens latino-américains et surtout des horizons de la jeunesse latino-américaine.

- des enjeux concernant l'identité francophone des Latino-Américains : découvrir notre propre manière de vivre notre francophonie est un défi urgent pour nous.

Ces enjeux traduisent l'une des nombreuses réalités du fait francophone dans le continent américain et sont la raison même qui nous pousse à nous représenter dans les élections pour le Conseil d'administration.

Nous souhaitons contribuer encore plus au rayonnement de la diversité de la francophonie des Amériques ! 

Pour le moment, malgré les 3 millions de francophones habitant dans les pays luso et hispanophones des Amériques, aucun Latino-Américain ne siège au Conseil. La diversité étant le nectar même de la francophonie, avoir un membre du sud du continent dans le Conseil contribuerait à accorder encore plus de légitimité à cet organisme, si cher pour la francophonie des Amériques.

Vive la diversité de la francophonie des Amériques !