Lorsque l'on parle francophonie, on parle de la magnifique possibilité d'aller volontiers vers l'autre à travers la langue française, l'on parle de pouvoir connaître les quatre coins du monde, toujours en français, et l'on parle finalement de pouvoir se plonger dans une culture et d'y vivre grâce au français.
Mais une langue a au moins deux faces: celle qui signifie un peuple, qui lui accorde des racines et une identité; et celle qui peut servir à la sujétion culturelle.
Que ce soit au Canada, aux États-Unis ou dans l'Amérique Latine, les langues des colonisateurs, respectivement, le français/l'anglais, l'anglais et l'espagnol/le portugais, ont contribué à détruire la culture, l'identité et les langues des premières nations. Dans ce sens donc le français porte des contradictions et, l'on pourrait dire, même son côté négatif.
Comme l'a dit une fois l'ancien président du Brésil, Lula, en discours pour l'Assemblée Générale des Nations Unies, "nous [le Brésil] ne pourront jamais payer notre dette avec le continent africain [les Africains et l'esclavage], mais nous pouvons au moins montrer notre solidarité envers ce continent, avec de la contribution dans le domaine de l'éducation, par exemple [d'où les partenariats offrant des bourses d'études]".
Le français, semble-t-il, a aussi une dette à payer aux peuples autochtones, et la seule manière de la payer, c'est avec le respect à la diversité.
Voici une vidéo qui traite des pensionnats indiens au Québec, un outil d'assimilation culturelle.
https://www.youtube.com/watch?v=Dd0W7fI7uGE#t=94
Comprendre la diversité du fait francophone dans notre continent, c'est aussi reconnaître les défis à surmonter pour qu'il ait toujours de l'espace pour la diversité, pour toutes les langues, toutes les cultures.
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